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Au retour de sa dernière traversée du Pacifique, Ivan Macfadyen, un navigateur chevronné, a sonné l’alarme:
"D’habitude, je vois des tortues, des dauphins, des requins et des nuées d’oiseaux. Mais cette fois-ci, je n’ai pas observé un seul signe de vie pendant 3000 milles nautiques”.
Cet immense océan autrefois vibrant de vie est désormais un champ d’ordures où règne un pesant silence.
Les experts appellent cela une catastrophe silencieuse. Nous sommes peu nombreux à en être témoins, et pourtant nous sommes les responsables: la surpêche, le dérèglement climatique, l’acidification et la pollution sont en train de dévaster nos océans et de décimer des espèces entières. Et il ne s’agit pas uniquement de la disparition d’une splendeur de la nature qui existe depuis des millénaires: ce désastre a un impact direct sur notre climat et sur la vie sur Terre.

 "BAIGNADE INTERDITE!"

 

La série « L'île aux fleurs de dangers » était née devant le scandale non dénoncé de la pollution de toute une île par les pesticides employés pour les cultures intensives de bananiers, la prolifération d'algues nauséabondes asphyxiant la faune marine...

La série « BAIGNADE INTERDITE » dénonçait encore, la pollution des eaux, des plages, du monde... mais aussi la pollution par l'argent, celle du pouvoir d'achat d'une classe dominante appauvrissant le reste de l'humanité pour son profit, et du même coup la privant des rares paradis existant encore : îles vendues, plages très très privées, luxueux bunkers pour très riches ! Dans les toiles de la série « BAIGNADE INTERDITE », les vagues sont démontées, les plages très privées, le bord du monde est hérissé de barrières, et la palette de nuances de gris colorés et blanc voit toujours s'éclater le rouge d'un panneau d'interdiction où le fauteuil Louis XVI, symbole de l'appartenance opulente.

Les dernières oeuvres célèbrent la beauté du monde, celle des vagues de l'Océan Atlantique mais aussi de toutes les mers du monde, et, semi-abstraites nous racontent l'émotion éprouvée par l'artiste devant ces immensités. 

 

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